Études et références
Les documents publics qui appuient chaque réponse du dossier
EDF Solutions Électriques prospecte à Saint-Patrice-de-Beaurivage et Saint-Narcisse-de-Beaurivage (MRC de Lotbinière, limitrophe), via le Connectif des Sommets — regroupement des MRC de Lotbinière, des Appalaches et de L'Érable — en vue de l'appel d'offres d'Hydro-Québec. Lotbinière a modifié son schéma d'aménagement en février 2025 pour encadrer ces projets.
L'appel d'offres que visent les promoteurs actifs dans la région : 5 à 10 TWh (≈ 1 500 à 3 000 MW), trois rondes, dépôt de la ronde 1 le 26 février 2027, mise en service 2031-2038. Exigences : consultation préalable de la population, contenu québécois, entente avec l'UPA — et surtout : « Seuls les projets appuyés par une résolution des municipalités concernées pourront être réalisés. »
Dans la MRC voisine des Appalaches, le comité « Éoliennes : choix éclairé en Appalaches » (pétition signée par 150 des 268 électeurs de Saint-Fortunat) dénonce des promesses de consultation non tenues et réclame une consultation publique en règle, une information complète et une distance minimale de 1100 m des habitations — l'illustration en creux des critères « consultation » et « confiance » de la grille.
La liste publique des organisations qui suivent l'appel d'offres — le meilleur indicateur des soumissionnaires potentiels avant le dépôt du 26 février 2027. Promoteurs présents le 28 avril 2026 : Innergex, Boralex, EDF, RES, Kruger, Eolectric, Invenergy, Pattern Energy, Capstone Infrastructure, FirstLight, Natural Forces, Northland Power, BluEarth, Atura, NetZero R.E.D., Ecoener, Nuvéo — ainsi que la nation W8banaki et la MRC des Appalaches.
Parc de 24 MW en exploitation à Saint-Philémon (Bellechasse, Chaudière-Appalaches) — l'empreinte régionale existante de Capstone Infrastructure, présente au registre de l'A/O 2026-01.
Le site du seul projet nommé dans la MRC à ce jour : jusqu'à 200 MW à Saint-Isidore et Saint-Lambert-de-Lauzon, ententes foncières sécurisées, dépôt visé à l'A/O 2026-01 d'Hydro-Québec (février 2027). Publie la zone d'étude préliminaire et les panneaux informatifs des séances d'information des 19 et 20 mai 2026.
Page 8 : invitation officielle à la séance d'information publique de Capstone Infrastructure sur le « Projet éolien de La Nouvelle-Beauce » — 19 mai 2026, 16 h à 20 h, Centre municipal (salle Henriette-Giguère), 130 route Coulombe, Saint-Isidore. « À ce stade, le projet est préliminaire et devra obtenir les autorisations nécessaires avant de se concrétiser. »
La communication officielle de la municipalité (14 mai 2026) : aucun engagement pris par le conseil, le rôle actuel est de s'informer et d'analyser les impacts ; le dossier est régional et l'information complémentaire viendra via la MRC. Annonce les deux portes ouvertes des promoteurs : Capstone le 19 mai 2026 et Innergex le 18 juin 2026 (les deux à la salle Henriette-Giguère, 130 route Coulombe, Saint-Isidore) — Innergex y présente l'étude d'un parc éolien communautaire avec la MRC.
Page 3 : la mairesse fait le point — le conseil et la direction générale ont rencontré des promoteurs, une consultation d'un promoteur a eu lieu le 19 mai, une autre rencontre avec un second promoteur était prévue le 18 juin, et d'autres consultations sont annoncées pour l'automne. « Aucun engagement n'a été pris par la municipalité à ce jour » ; l'analyse tiendra compte des impacts environnementaux, économiques et de l'acceptabilité sociale ; la MRC est impliquée (projet à portée régionale).
Panneaux présentés aux séances publiques des 19 et 20 mai 2026 : 28 éoliennes préliminaires de 6-8 MW (mât+nacelle 100-130 m, pales 80-90 m), distances minimales 750 m (habitations) / 1000 m (périmètre urbain), cible 40 dBA la nuit, mise en service visée 2032, redevance offerte 7 500 $/MW, 150-200 emplois en construction. Document du promoteur.
Étude revue par les pairs quantifiant l'érosion du bord d'attaque des pales : de l'ordre de 240 g de microplastiques par an pour une machine de 15 MW en mer (fourchettes de 80 à 1000 g/an par pale selon les conditions). L'émission est réelle, son ordre de grandeur est le gramme — pas la tonne.
Les rapports du BAPE sur les projets éoliens québécois documentent, cas par cas, les impacts constatés, les préoccupations citoyennes et les conditions recommandées — la meilleure jurisprudence locale disponible.
Synthèse québécoise dédiée aux liens entre parcs éoliens et eau potable : les risques documentés se concentrent en PHASE DE CONSTRUCTION (excavations pouvant atteindre ~20 m, pompage d'assèchement, variations locales de nappes libres peu profondes, voies d'infiltration potentielles) — d'où l'importance de l'encadrement et du suivi des puits.
Centre québécois de recherche appliquée sur l'éolien en climat froid (reconnu internationalement, membre du groupe d'experts « éolien en climat froid » de l'Agence internationale de l'énergie). Documente les défis du givre — pertes de production pouvant atteindre ~25 % sur certains parcs — et les solutions de dégivrage et de prévision.
Documentation d'Hydro-Québec sur la complémentarité éolien-hydroélectricité : les réservoirs compensent l'intermittence du vent (rôle de « batterie ») et, en retour, l'éolien réduit la sollicitation des réservoirs — d'autant que le vent est plus productif en hiver, quand la demande est forte.
Synthèse de la littérature scientifique sur les effets potentiels des éoliennes sur la santé (bruit, infrasons, ombres mobiles, perception). Référence de base pour distinguer les effets documentés des craintes non appuyées.
Méta-analyse revue par les pairs de la littérature sur éoliennes et valeurs immobilières : pas d'effet généralisé ; des effets locaux modestes et temporaires peuvent exister à très courte distance ou pendant la construction, selon les marchés.
85 à 90 % de la masse d'une éolienne (acier du mât, béton des fondations, cuivre) dispose de filières de recyclage matures ; la réglementation française impose depuis juillet 2022 un taux de réutilisation/recyclage d'au moins 90 % (fondations excavées incluses). Les pales composites restent le défi : quatre filières coexistent (co-incinération en cimenterie, broyage, solvolyse, pyrolyse).
La MRC informe la population qu'une entreprise a entrepris de la prospection éolienne sur le territoire. Position officielle : « aucune résolution n'a été adoptée pour le moment et la MRC n'a pris aucune position pour ou contre » ; une réflexion collective aura lieu si Hydro-Québec sollicite le milieu.
Le promoteur est identifié : Innergex. Municipalités d'abord évoquées : Sainte-Hénédine, Sainte-Marguerite et Saint-Isidore (ce dernier retiré des plans par la suite) ; Saint-Bernard et Saint-Elzéar jugés plausibles en raison de la proximité du parc Mont Sainte-Marguerite.
Vérification de faits québécoise : la mortalité aviaire des éoliennes est réelle mais marginale comparée aux autres causes d'origine humaine (Environnement Canada estime ~269 millions d'oiseaux tués par an au pays, dont ~70 % par les chats et l'essentiel du reste par les collisions avec bâtiments et véhicules). L'emplacement des parcs (couloirs migratoires) reste un enjeu réel, surtout pour les chauves-souris.
Le précédent local : 46 éoliennes, 147,2 MW, en exploitation depuis 2018 à Saint-Sylvestre et Saint-Séverin (Pattern Energy/RES, en partenariat avec les municipalités) — environ 775 000 $ de redevances annuelles aux municipalités partenaires de Chaudière-Appalaches.
Ouvrage de référence québécois sur la notion d'acceptabilité sociale : ses conditions, ses dérives possibles (des deux côtés), et les critères d'un processus crédible.
Cadre gouvernemental québécois : l'acceptabilité sociale comme démarche continue d'information, de consultation et de partage des bénéfices — pas comme un vote unique.
Analyse du cycle de vie complète (fabrication, transport, exploitation, démantèlement) : temps de retour énergétique d'environ 12 mois (6 à 9 mois selon les constructeurs) pour des machines qui produisent 20 à 25 ans, et ~12,7 g de CO₂ par kWh.
Séries d'études du laboratoire national LBNL (dizaines de milliers de ventes résidentielles près de parcs éoliens américains) : aucun effet systématique mesurable des éoliennes sur les prix de vente des maisons.
Neuf ans de données satellitaires au Texas : réchauffement NOCTURNE local (jusqu'à ~0,72 °C par décennie au-dessus des parcs), causé par le brassage vertical — les turbines redistribuent vers le sol l'air plus chaud en altitude la nuit. Les auteurs soulignent que ce n'est PAS une création de chaleur : rien de comparable à l'effet global des gaz à effet de serre.